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19 juil. 2018

Appartement haussmannien : un bien immobilier unique

Si le triptyque du style haussmannien, Parquet-Moulures-Cheminée (PMC), est connu et reconnu de tous, beaucoup méconnaissent ce qui a incité Napoléon III à charger le préfet de la Seine, Eugène Haussmann, à transformer Paris. Nous avons donc souhaité vous proposer une petite balade dans le temps et l’Histoire pour vous faire partager notre passion pour ce style intemporel qui fait la beauté, la fierté et la renommée internationale de notre capitale, de notre « Paris toujours » depuis la fin du XIXe siècle…Si le triptyque du style haussmannien, Parquet-Moulures-Cheminée (PMC), est connu et reconnu de tous, beaucoup méconnaissent ce qui a incité Napoléon III à charger le préfet de la Seine, Eugène Haussmann, à transformer Paris. Nous avons donc souhaité vous proposer une petite balade dans le temps et l’Histoire pour vous faire partager notre passion pour ce style intemporel qui fait la beauté, la fierté et la renommée internationale de notre capitale, de notre « Paris toujours » depuis la fin du XIXe siècle…

appartement haussmannien Paris

De la petite à la grande histoire

Paris n’a pas toujours été Paris ! Pour être plus clairs, le Paris que nous connaissons, que nous chérissons tant, avec ses petites ruelles entrecoupées de grands boulevards complantés d’arbres et de magnifiques et imposants immeubles haussmanniens n’est que très récent…

Paris à la fin du XIXe siècle

En effet, jusqu’à la fin du XIXe siècle, Paris est une cité médiévale, sans arbre, sans eau courante et sans égouts. La ville est malade : de 1832 à 1849, près 45 000 Parisiens, dont un ministre de l’intérieur, y meurent du choléra. Très hauts par rapport à la largeur des rues, les bâtiments sont crasseux, humides, insalubres. Dans certains quartiers, des bidonvilles sans nom, tant ils sont emplis de boue et fumier, s’entassent pêle-mêle de pauvres gens venus des campagnes pour répondre aux besoins de la révolution industrielle. La même insalubrité est criarde sur l’Ile de la Cité. Enfin, sa configuration et ses petites rues étroites favorisent la création de barricades et le centre est un vrai coupe-gorge.

Une volonté politique de sortir Paris de la misère

Quand Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de l’Empereur, devient le premier Président de la République française en 1848, il revient de 40 années d’exil qui l’ont mené à Londres et aux États-Unis. Et, c’est un an après la transformation de la seconde République en Second Empire en 1852, à la suite d’un référendum, que Napoléon III nomme Georges Eugène Haussmann, préfet de la Seine, pour succéder à Monsieur de Rambuteau. Cette nomination est assortie d’une mission qui tient particulièrement à cœur à Napoléon : faire de Paris une capitale moderne et propre en la transformant sans la paralyser. Un immense challenge urbanistique qui repose sur quatre axes forts : la création de liaisons entre les différents quartiers pour unifier la ville, tout en améliorant la voirie ; la création d’espaces verts comme les bois de Boulogne et Vincennes, mais également de places et de rues arborées ; l’édification d’un système d’approvisionnement en eau et d’un réseau d’égouts ; l’embellissement de Paris par la mise en valeur de ses bâtiments historiques.

Dix-sept années de travaux pour transformer Paris durablement

Les travaux commencent… Si l’amélioration de la voirie avait commencé sous Napoléon Ier avec la création de la rue de Rivoli et avait vu pas moins de 200 rues créées entre 1812 et 1848, cela ne suffisait pas pour accompagner la croissance de Paris. Aussi, les caisses de l’état ne permettant pas de poursuivre davantage, Napoléon III et Haussmann s’appuient sur la loi d’expropriation pour cause d’intérêt public, dite « Loi Rambuteau », pour favoriser l’élargissement des voiries et la percée de nouvelles voies. Car le baron Haussmann aime les lignes droites, la perspective et, tout comme Napoléon III, il ambitionne d’« aérer » Paris.

Paris se redessine…

Ainsi, de 1853 à 1859, un premier réseau de 9,5 kilomètres de voies est créé. On compte parmi ces réalisations :– le boulevard de Strasbourg, le boulevard de Sébastopol, le Pont-au-Change, le boulevard du Palais et le boulevard Saint-Michel, jusqu’à l’Observatoire, – le prolongement de la rue de Rivoli vers l’est au-delà du Louvre et élargissement de la rue Saint-Antoine,– le boulevard Saint-Germain et le pont de Sully, – les boulevards de Port-Royal et Saint-Marcel, – rue de Rennes et rue Monge, rue Gay-Lussac et rue Claude Bernard. Élargissement de la rue Soufflot,– l’actuelle avenue Foch.

26 kilomètres de plus…

De 1859 à 1867, 26 kilomètres de nouvelles voies viennent redessiner Paris. Parmi celles-ci, on compte :

Rive droite :

  • l’ouverture de l’actuelle Place de la République et le percement de l’actuel boulevard Voltaire, du boulevard Magenta et de la rue Turbigo,
  • la place de l’Europe et le désenclavement de la gare Saint-Lazare,
  • le boulevard Malesherbes,
  • le quartier Monceau, en partie sur l’ancien parc Monceau,
  • l’aménagement de la Place de l’Étoile et des alentours,
  • l’avenue Daumesnil jusqu’au bois de Boulogne aménagé,
  • arasement de la colline de Chaillot et percement de l’actuelle avenue Georges V. 

Rive gauche :

  • construction des avenues Bosquet et Rapp,
  • prolongation de l’avenue de la Tour Maubourg,
  • création des boulevards Saint-Marcel et Port-Royal,
  • le boulevard Arago, – ouverture du Boulevard Raspail,
  • modification des accès de la Montagne Sainte-Geneviève,
  • profonde modification de la Cité.

Des travaux qui divisent…

Mais, après 15 ans de travaux de voiries et des percées pour relier les 6 grandes gares parisiennes, de création de réseaux d’égouts et d’adduction d’eau, et alors qu’Haussmann travaille à créer 28 kilomètres de voiries supplémentaires, les Parisiens sont excédés de ce perpétuel chantier à ciel ouvert. Et l’opposition combat son nouveau projet : Haussmann est démis de ses fonctions en 1870. Cependant, c’est cette même opposition, qui a fait tomber le Second Empire, qui finira son œuvre sous la direction d’Alphand, premier préfet de la Seine sous la troisième République.

Les immeubles haussmanniens

Ironie du sort, les immeubles qui ont tous été érigés après le départ du baron (de 1870 à 1920) ont tous été appelés « haussmanniens » du fait des normes strictes que le baron avait fait adopter pour les nouvelles constructions, et ce, afin de garantir une homogénéité architecturale. En effet, sans l’esprit bâtisseur, qui a supervisé durant 17 années la transformation de Paris, leur édification n’aurait pas été possible. Et Paris, aujourd’hui, ne serait pas tout à fait Paris…

L’immeuble haussmannien : le reflet d’une société

Si aujourd’hui, le style haussmannien est envisagé comme une construction réservée aux riches, ce n’était pas l’objectif lors de leur élévation. En effet, ces bâtiments n’étaient pas conçus pour les classes très aisées ou la noblesse qui disposaient ou construisaient leurs hôtels particuliers. Ainsi, ces immeubles étaient destinés à réunir plusieurs familles de diverses classes sociales.

Voilà pourquoi, le second était doté d’un balcon très bien travaillé, car il était généralement habité par les plus riches de l’immeuble qui ne devaient pas avoir à monter trop de marches ; et le cinquième par les plus modestes qui bénéficiaient toutefois d’un balcon filant assurant le bon équilibre de la façade, mais dont la ferronnerie était beaucoup moins ouvragée. Quant aux étages du 3e et du 4e, ils étaient généralement occupés par la petite bourgeoisie, souvent locataire des propriétaires du deuxième. Enfin, le 6e et dernier étage était entièrement réservé aux domestiques.

 Cette hiérarchie sociale exprimée dans les étages se retrouvait aussi dans les hauteurs sous plafond. Autrefois, le premier étage, ou entresol, était occupé par les marchands, propriétaires des magasins du rez-de-chaussée. Leurs fenêtres étaient moins hautes que les autres pour des raisons de symétrie, car il fallait les réduire puisque le niveau du porche était juste au-dessus. De fait, leur hauteur sous plafond ne pouvait pas excéder les 2,60 m, contre 3,2 mètres pour le deuxième étage. À cette seule exception, tout le reste de l’immeuble suivait la hiérarchie sociale de l’époque : la hauteur sous plafond décroissait à mesure que l’on montait. Aujourd’hui, avec l’ascenseur, c’est tout l’inverse !

Caractéristiques communes à tous ces immeubles

Tous ces bâtiments partagent certaines caractéristiques qui font le charme et la beauté de ces immeubles si parisiens :

  • Des façades en pierre de taille en provenance de nombreuses carrières, situées parfois à plusieurs centaines de kilomètres de Paris
  • Un rez-de-chaussée et un entresol le plus souvent striés de profonds murs porteurs (refends) qui marquent fortement la façade aux décorations soignées
  • Des balcons situés au deuxième étage, considéré comme « noble » avant l’apparition de l’ascenseur en 1870, mais aussi au cinquième
  • Des toits en plaques de zinc, matériau peu cher, facile à découper et à installer, mais très moderne pour l’époque
  • Chambres de bonne, espaces habitables créés grâce à la légèreté de la toiture
  • Une hauteur d’immeubles strictement limitée en fonction de la largeur de la voie qu’ils bordent. 

Architecture d’un immeuble haussmannien 

Selon les idées de l’époque, l’immeuble haussmannien, conçu en L ou en U, propose toujours une cour intérieure afin de favoriser l’éclairage et l’aération. À l’intérieur, on y découvre une grande entrée, autrefois appelée « antichambre », que poursuit un long couloir desservant les différentes pièces en enfilade, dotées de grandes fenêtres : salle à manger, salon, chambres, cuisine au fond du couloir et accessible depuis l’escalier de service, enfin salle de bain, du côté de la cour intérieure. Dans les haussmanniens les plus prestigieux, on peut également trouver un espace réception.

Côté aménagement intérieur, on retrouve les trois éléments qui constituent l’ADN de l’appartement haussmannien : parquet, moulures et cheminée (ou PMC). Le parquet massif, qui donne un cachet incomparable à l’appartement, peut être en chevrons, en point de Hongrie ou bâton rompu. Les moulures sont de belles et riches ornementations en bois ou en plâtre (profils à la grecque, volutes de style Louis XV, géométrie Art déco) que l’on retrouve tout le long des murs et aux angles des plafonds jusque, parfois même, aux encadrements de porte ou de cheminée. Enfin, la cheminée haussmannienne, souvent en marbre, qui permettait autrefois de chauffer les pièces de vie et garde aujourd’hui une fonction décorative et d’agrément.

Source: Cabinet d'architecte Flora Auvray

Cette architecture est aujourd’hui très recherchée, et de nombreux particuliers font désormais appel à un chasseur immobilier pour faciliter leur acquisition.

Exemple de rénovation d’un appartement haussmannien : un exercice de style orchestré par Flora Auvray, architecte d’intérieur 

En plein cœur de la capitale, un appartement haussmannien s’est offert un supplément d’âme grâce à un savant mélange de styles : un classicisme décomplexé qui subjugue dès le premier regard !

Une conception moderne de l’haussmannien

C’est dans un appartement haussmannien très ancien et nécessitant une rénovation de fond (changement des fenêtres, reprise totale de l’électricité, rénovation totale des pièces d’eau, des peintures et parquets…) que Flora Auvray a laissé libre cours à sa créativité et pensé les différents espaces voulus par ses clients : une très grande cuisine pouvant recevoir de grandes tablées en lieu et place d’une minuscule cuisine typiquement parisienne ; trois vraies chambres, dont une, la leur, qui soit dotée d’un dressing confortable et d’une salle de bain attenante avec des w.c., mais aussi et surtout beaucoup de rangements. 

Des rangements à n’en plus finir…

Ainsi, un grand placard a pris place dans l’entrée où un faux plafond, flanqué d’une nouvelle corniche, a été installé pour permettre le passage des gaines électriques et les tuyauteries de chauffage. La grande cuisine a été aménagée dans l’ancienne salle à manger. Ses fenêtres ont été changées par des fenêtres oscillo-battantes aux parties basses fixes et en verre dépoli. L’ancien cagibi et une partie du couloir ont fait place à un vrai dressing où l’on accède de la chambre des parents par une porte « cachée » dans un placard. Ici encore, une corniche en staff a été refaite pour venir se placer au droit des placards. 

Une cuisine très moderne

L’ancienne salle à manger a laissé place à une cuisine dont la modernité sublime le cachet des corniches. Grâce à une verrière menuisée aux portes battantes et coulissantes, elle s’ouvre totalement sur le hall d’entrée. Les meubles de cuisine laqués blancs proviennent d’IKEA. Le plan de travail, les crédences et les bacs intégrés sont en pierre reconstituée de couleur taupe foncé. Enfin, attenant à la cuisine, un petit espace lingerie fermé par une porte coulissante a été créé ainsi qu’un très grand placard sur mesure qui permet de ranger beaucoup de choses…

Un choix de couleurs résolument contemporain

Côté couleurs, la palette des teintes utilisées oscille entre les gris chauds et les gris froids, mais aussi le blanc. Le tout est réchauffé par l’ancien parquet en chêne — rénové, poncé et vitrifié — ce qui laisse la part belle aux couleurs toutes plus diverses que variées par ajout de mobilier et d’objets. 

Source: Cabinet d'architecte Flora Auvray

In fine, cet appartement cosy offre une belle vision du subtil mariage entre passé et présent pour créer un intemporel tellement parisien…

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